Parfois, mon golf a besoin d’un coup de boost. Pour cela, j’ai décidé de passer 3 jours pour faire un stage au Golf PGA France du Vaudreuil, à une heure de Paris. Entre parcours splendide, coaching de haut vol et parenthèse hôtelière gourmande, j’ai trouvé un des endroits parfaits pour progresser sans oublier de me faire plaisir.
Dès mon arrivée, j’ai eu l’impression de respirer un autre air. Un air que je connais bien, un air Normand auquel je tiens. Le Golf du Vaudreuil, posé sur l’île de l’Homme, à mi-chemin entre Paris et Deauville, m’a immédiatement séduit. À vrai dire, il m’en fallait peu car c’est ici même que je m’étais qualifiée pour la finale des Championnats de France. Son 18 trous, signé Fred Hawtree, déroule ses fairways, entre arbres centenaires et pièces d’eau. Un vrai décor de carte postale, mais avec du répondant. Chaque trou exige réflexion sans jamais décourager. J’ai adoré ce mélange subtil d’accessibilité et de technicité. Et surtout, quel bonheur de jouer sur des greens impeccablement préparés, dignes d’un tournoi professionnel. J’ai eu presque l’impression de fouler les pas des pros de l’HotelPlanner Tour (ex Challenge Tour), qui s’y retrouvent chaque année en juin. Le but de mon séjour était clair, je voulais jouer et progresser. Et pour ça, difficile de rêver mieux que les infrastructures du Vaudreuil. Mon stage s’articulait autour de la Golf Court Academy, temple du petit jeu où l’on travaille putts, approches et sorties de bunker avec des outils dernier cri. Entre analyses vidéo, conseils pointus et séances de practice, j’ai pris conscience de détails que j’avais un peu oublié dans mon swing. Des journées intenses, rythmées par des déjeuners avec les pros et parcours en suivant, pour mettre tout de suite en pratique les conseils reçus. J’ai aussi découvert l’Académie Altus Performance, tournée vers les jeunes talents, et je me suis dit que j’aurais adoré avoir ça à 20 ans !
Après ces journées bien chargées, je n’avais qu’une seule envie, c’était de me poser.
Le Grand Slam Hôtel, sur place, a parfaitement rempli sa mission. J’ai dormi dans une chambre décorée à l’effigie d’une légende du golf, et j’ai savouré ce confort douillet où chaque détail respire l’esprit du jeu. Et que dire du restaurant ! Sa terrasse ouverte sur le parcours m’a offert quelques-uns des meilleurs moments de mon séjour. La cuisine est simple mais pleine de saveurs, inspirée des saisons et des produits locaux, exactement ce que j’aime trouver lorsque je déjeune sur un golf.
Un verre de vin, le soleil couchant sur les greens… et le sentiment d’avoir (re)trouvé une bulle de bonheur normand.
En trois jours, j’ai vécu une parenthèse parfaite. Un parcours splendide, un encadrement sympa, dont Franck Daux pour qui on a une affection particulière, et une hospitalité qui donne envie de revenir sans attendre. Le Golf du Vaudreuil a cette qualité de combiner performance et art de vivre avec une élégance naturelle. Mon swing s’est affûté, mon esprit s’est reposé… et je suis repartie, comme bien souvent, avec l’idée en tête de revenir vite.
Texte Guillaume Barnett